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 Le téphigrame est très certainement le meilleur outil pour étudier une coupe verticale de l'atmosphère. Cependant, avant de l'utiliser nous allons apprendre comment il fonctionne.
Premièrement, l'axe vertical est gradué selon l'altitude donnée en pression. Nous retrouvons aussi généralement à quelle hauteur en mètres l'altitude en mb correspond (celle-ci est variable et peut devenir improtante dans certains cas précis, tout ceci sera probablement expliqué dans un autre guide).
L'axe horizontal est gradué selon la température en degrés C. il faut cependant noter que la température n'est pas élevée verticalement mais bien en oblique vers la droite. Ceci a pour but de garder l'allure générale des courbe vers le centre du téphigrame.
Voyons ici un exemple de téphigrame de base sans les lectures:
Ce téphigrame de base a été volontairement modifié afin de mettre en évidence le fait que les températures sont élevées à l'oblique vers la droite. Sur ce téphigrame, toutes les lignes jaunes orientées parallèles aux lignes bleues sont des lignes isothermes (de même température). Les lignes jaunes orientées parallèles aux lignes rouges (horizontalement) sont des isobars (même pression).
Ces lignes sont les bases de la lecture du téphigrame. Regardons maintenant de quoi a l'air la lecture d'une coupe de l'atmosphère sur un téphigrame:

Dans cet exemple, la courbe rouge représente l'évolution de la température de l'air ambiant avec l'altitude. Nous pouvons donc voir que la température au sol est de 26 degrés celcius, à 850 mb elle est d'environ 18 C, à 500mb nous parlons de -4 C et à 300 mb nous avons un beau -27 C. La ligne pointillée représente l'évolution du point de rosée avec l'altitude. Nous voyons qu'au sol il est très près de la température, nous avons donc une humidité relative de près de 100%. Sur certain téphigrames, la courbe de température et la courbe du point de rosées sont de même couleur mais c'est sans importance: la courbe du point rosée sera toujours à gauche ou églae à celle de la température pour le simple fait que le point de rosée ne peut pas être plus élevé que la température (à 100% d'humidité la vapeur d'eau se condence, ca réchauffe l'air et abaisse le pt. de rosée).
Bon maintenant il est temps d'ajouter à ce téphigrame une 3e courbe: la courbe du comportement d'une parcelle d'air au sol avec l'altitude. Sur la prochaine image, il s'agit de la courbe jaune.
Nous pouvons voir ici qu'en s'élevant, la température de la parcelle sera plus chaude que son environnement partout dans l'atmosphère. Par exemple, à 500mb la température d'une parcelle s'élevant du sol atteindrait 0 C, soit 4 degrés C de plus que le -4 C de l'environnement. Si on regarde dans la marge de droite nous avons bel et bien un Li de -3.9!
Il y a un hic: les endroit en Amérique du Nord où l'on lance des ballons-sonde sont parsemés et nous chassons plus souvent qu'autrement dans une zone éloignée d'une station météo avec sondage de l'atmosphère (ceci est particulièrement vrai dans le sud québécois où la station la plus proche est Maniwaki). Nous devrons donc apprendre à utiliser ces données et travailler notre sondage en fonction de la région ciblée.
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